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MICHEL GALABRU
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Né le 27 octobre 1924 à Safi, au Maroc, il passe une partie de son enfance à Avène, dans l'Hérault, va au lycée à Montpellier, puis dans le seizième arrondissement de Paris. Rêvant d'abord de devenir footballeur professionnel, il trouve finalement sa véritable vocation : comédien. Et quel comédien ! Reçu au concours d'entrée du Conservatoire, membre de la Comédie Française de 1950 à 1957, où il interprète les plus grands classiques, il devient vite, dès sa première prestation au cinéma dans "Ma femme, ma vache et moi" en 1951, l'un des acteurs les plus prolifiques du cinéma français, enchaînant des dizaines et des dizaines de films et de téléfilms - des rôles alimentaires pour leur plus grande partie, selon l'aveu même de leur interprète.
Alternant, dans les années 50, pièces de théâtre sur les boulevards et apparitions anecdotiques sur le grand écran, Michel Galabru voit sa carrière au cinéma décoller dans la décennie suivante, à travers des compositions de Français moyen type, un peu bourru, un peu maladroit, un peu bêta : "La Guerre des boutons" en 1961, mais surtout, à partir de 1964, l'inusable série des "Gendarme" (six épisodes jusqu'en 1982), dans lesquelles il est l'adjudant Gerber, comparse sans cesse ahuri, moqué, risible, du héros en képi joué par Louis de Funès.
Les années 70 lui apportent enfin l'occasion de faire la preuve de son véritable talent dramatique, et de sa capacité à endosser des rôles plus épais. En 1971, il est le docteur qui espère la mort de son patient joué par Michel Serrault dans "Le Viager". En 1974, Costa-Gavras fait de lui un magistrat dans son drame historique "Section Spéciale". Un an plus tard, il est ce policier à la double vie qui rançonne les prostituées dans "Monsieur Balboss", et surtout, ce tueur marginal face à Philippe Noiret dans "Le Juge et l'assassin" de Bertrand Tavernier (qui lui vaut le César du meilleur acteur). En 1978, celui qui n'a pas pour autant renoncé à la comédie campe ce député conservateur et père de famille coincé dans "La Cage aux folles".
Au sommet de sa popularité dans les années 80, Michel Galabru est capable de passer des "Sous-doués" de Claude Zidi au polar "Le Choix des armes" signé Alain Corneau, de "Papy fait de la résistance" (Papy, c'est lui) à "L'Eté meurtrier" (il est le père infirme d'Isabelle Adjani). En 1985, il est l'inoubliable inspecteur de police du "Subway" de Luc Besson. Pour le reste, entre une foule de nanars, il apparaît, au hasard, chez Bertrand Blier ("Notre histoire"), Jean-Luc Godard ("Soigne ta droite"), Robert Enrico ("La Révolution française").
Les années 1990 le montrent très actif à la télévision, mais moins au cinéma ou sur les planches. Collabo dans "Uranus" de Claude Berri, client d'une prostituée dans "Mon homme" de Bertrand Blier, Dieu (rien que ça) dans "Que la lumière soit !" d'Arthur Joffé, il joue son propre rôle dans "Hors jeu" de Karim Dridi, où Patrick Bruel, Arille Dombasle, Miou-Miou ou Clotilde Courau font de même. Panoplie de Gaulois à la clé, il campe également Abraracourcix, le chef du village, dans "Astérix et Obélix contre César".
Le XXIème siècle continue de faire appel à ce vétéran du cinéma français : "San-Antonio", "La Jeune fille et les loups", "Bouquet final", "Le Petit Nicolas". Surtout, il marque de sa présence l'une des scènes les plus drôles de "Bienvenue chez les Ch'tis", celle où il avertit Kad Merad de ce qui l'attend dans le Nord : une description de miséreux digne d'un roman de Zola, qui a fait hurler de rire les vingt millions de spectateurs de ce succès historique !
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